Le Nouveau Manifeste de DiEM25 - Vote des membres de DiEM25

Musíte se zaregistrovat nebo přihlásit, teprve poté můžete pokračovat.

Les membres de DiEM25 ont collectivement décidé sur cette question. Devenez membre pour pouvoir voter la prochaine fois !

Rejoignez-nous! Se connecter

Le Nouveau Manifeste de DiEM25

Oui

96.38%

Non

3.62%

Après des mois de discussions et de redaction participative (‘crowdediting’), les membres de DiEM25 peuvent maintenant voter quant au nouveau Manifeste de DiEM25. L'approuvez-vous ?

--

L'Europe sera démocratisée 

une fois que l’on aura renversé son oligarchie !



UN MANIFESTE POUR DÉMOCRATISER L'EUROPE

Malgré toutes leurs préoccupations concernant l'inflation, la migration, le populisme, le changement climatique, les pandémies, la sécurité et le terrorisme, une seule perspective terrifie vraiment les puissances européennes : la Démocratie ! Ielles parlent au nom de la démocratie mais uniquement pour la nier, l'exorciser et la supprimer dans la pratique. Ielles cherchent à coopter, éluder, corrompre, mystifier, usurper et manipuler la démocratie afin de l'essouffler et de la corrompre. 

Car le gouvernement par les peuples d'Europe, le gouvernement par le demos, est le cauchemar commun aux :

  • Big Techs, Big Pharmas, les banquiers renfloués en permanence, les gestionnaires de fonds, les assureurs, le complexe industrialo-militaire - en bref, la tapisserie résurgente des cartels qui méprisent perpétuellement le plus grand nombre et leur expression organisée.

  • Leur armée de bureaucrates, de "technocrates" et de lobbyistes non-élus, qui tirent les ficelles des gouvernements en général et des institutions européennes en particulier.

  • Les partis politiques qui se réclament du libéralisme, de la démocratie, de la liberté, de l'environnement, de la justice sociale, etc., mais qui, une fois au pouvoir, trahissent leurs principes fondamentaux. 

  • Les gouvernements dont la politique de socialisme pour les financiers et d'austérité brutale pour tou.te.s les autres alimentent le populisme nativiste contre lequel ces mêmes gouvernements prétendent audacieusement s'élever.

  • Les entreprises qui utilisent des termes tels que "durabilité" et "net zéro" pour continuer à faire comme si de rien n'était, en faisant du blanchiment écologique (“greenwashing”) pour mieux camoufler leur vandalisme organisé à l'échelle planétaire. 

  • Les magnats des médias qui normalisent la désinformation et sèment la culture de la peur.

Au cœur de la résurgence des autoritarismes, tant "libéraux" que "populistes", on observe une tromperie intimement anti-democratique: un processus décisionnel hautement politique, vertical et opaque, présenté comme "apolitique", "technique", "procédural", "neutre" et, oui, "démocratique". Cependant, son objectif réel est d'empêcher les résident.e.s européen.ne.s d'exercer un contrôle démocratique sur leurs communautés, leurs lieux de travail, leur environnement, leur argent, leurs technologies et leur impact sur le reste du monde. Bien que dissimulée, la brutale exploitation des personnes, des animaux et de notre planète devient leur ultime but, seul motif et boussole.

Le prix de cette tromperie n'est pas seulement la fin de la démocratie, mais aussi le déclin économique permanent, la stagnation sociale, le retard technologique, la xénophobie et la destruction du climat - une effrayante défaite générale de la civilisation européenne.  

Il doit y avoir une autre voie. Et il y en a une ! C'est celle à laquelle l' "Europe officielle" résiste de toutes les forces de son esprit autoritaire : Une révolution démocratique ! 

Notre mouvement, DiEM25, s'est formé à Berlin, le 9 février 2016, pour appeler à une telle révolution. Venant des quatres coin de l’Europe, et même au-delà,  nous sommes unis par différentes cultures, langues, accents, affiliations politiques, idéologies, couleurs de peau, identités de genre, croyances, capacités et conceptions de ce que serait une société modèle. L'idée simple et radicale qui nous a réunis est devenue le fondement de DiEM25 : l'Europe se démocratisera ou se désintégrera !

Dès lors, le succès de nos classes dirigeantes à empêcher la démocratisation de l'Europe a confirmé notre prédiction : Le Brexit, le nouveau clivage Est-Ouest qui a émergé alors que le gouffre Nord-Sud s'est creusé, le traitement inhumain des réfugié.e.s, l'abandon des jeunes et des personnes âgées, la suppression par le patriarcat du droit des femmes et des personnes LGBTQIA+ à l'autodétermination et à la liberté, le “greenwashing” des pratiques de l'industrie fossile - voilà l'héritage de la défaite paneuropéenne de la démocratie. 

La démocratie signifie "le pouvoir du plus grand nombre", qui est, par définition, le pouvoir des plus pauvres. Son opposé est l'oligarchie, où "le pouvoir de quelques un.e.s", par définition les plus riches. On dit aux européen.ne.s que nous vivons en démocratie, contrairement à celleux à l'Est, sous la coupe d'oligarques slaves. C'est un mensonge. Bien sûr et bien heureusement, L'État de Droit est mieux établi en Europe mais, en réalité, les européen.ne.s vivent sous de dures oligarchies avec des élections occasionnelles dont les résultats sont ignorés s'ils vont à l'encontre des intérêts des oligarques européen.ne.s.

Dans l'ombre de ce triste héritage, DiEM25 met à jour notre idée radicale simple : pour démocratiser l'Europe, le peuple doit renverser l’oligarchie qui le domine !

Comment l'Europe est devenue une zone sans démocratie

Sous l’influence de l'hégémonie États-uniennes et avec l'aide des oligarchies locales, l'Europe occidentale d'après-guerre s'est soumise à un cartel d'institutions financières et d'industries lourdes (qui ont plus tard coopté les propriétaires agricoles) dont le but initial était de fixer les prix et de redistribuer les bénéfices de l'oligopole par le biais d'une bureaucratie basée à Bruxelles. Le cartel émergent, et ses administrateur.ice.s européen.ne.s, craignaient le demos et méprisaient l'idée d'un gouvernement par le peuple.

Doucement mais sûrement, un processus de dépolitisation des prises de décision a été mis en place. Le résultat ? Les décisions importantes sont passées de nos parlements à une zone européenne dépourvue de démocratie où les politiques mises en place sont invariablement teintées d'un fatalisme pseudo-technocratique. Les politicien.ne.s nationaux.ales ont été généreusement récompensés pour leur acquiescement. Quiconque s'oppose à ce processus de dépolitisation est qualifié.e de "non européen.ne" et pointé.e du doigt comme menace pour l'unité du continent !

La création de l'euro s'est avérée être un moment historique : jamais auparavant, depuis que le capitalisme prévaut, une oligarchie n'avait réussi, de manière aussi décisive, à priver les gouvernements d'outils permettant de redistribuer substantiellement les revenus et les richesses. Une union monétaire par les oligarques pour les oligarques, où aucun État ne peut toucher à leurs richesses accumulées, est, pour elleux, un rêve devenu réalité. La crainte de Margaret Thatcher que l'euro ne soit une "fédération par la petite porte" était tout à fait déplacée. Pourquoi mettre en danger leur immunité démocratique en autorisant un gouvernement fédéral démocratiquement élu ?

Le Krach de 2008 a déclenché la chute libre du système bancaire pour laquelle l'euro oligarchique n'avait pas été conçu. Alors que les banquier.e.s du monde entier s'unissaient pour forcer les gouvernements à les renflouer, les dirigeant.e.s d’Europe continentale ont reçu pour instruction de transférer les pertes des banquier.e.s sur les épaules des européen.ne.s les plus faibles : socialisme pour les banquier.e.s, austérité cruelle pour les masses. Le résultat ? Un réveil massif des fissures préexistantes entre l'Europe du Nord et du Sud, entre l’Europe de l'Est et de l'Ouest, entre Bruxelles et Londres et, bien evidemment, entre les nanti.e.s et les démuni.e.s dans chaque pays.

Lorsque la crise européenne a commencé, le cartel Bruxellois, la BCE, toutes les puissances européennes, ainsi que le FMI, ont envoyé des armées de bureaucrates pour confisquer les biens, les pensions et tout ce qu’il restait aux des personnes les plus faibles. Ils ont déguisé les sauvetages massifs des banques comme un élan de solidarité avec les peuples grecs, irlandais, portugais, etc., alors qu'en réalité, il s'agissait de solidarité avec les banksters - les plus failli.e.s et les plus corrompu.e.s du secteur bancaire.

Lors du Printemps grec, la population hellénique a voté pour dire "non" à l'oligarchie transnationale, mais leur démocratie a clairement été étouffée. Depuis ce moment en 2015, l'écriture s’est faite sur les murs : La démocratie ne peut pas être autorisée à changer ce que l'oligarchie veut préserver !

A cet effet, nos oligarchies-sans-frontières ont coopéré harmonieusement pour monter les fiers peuples pacifiques les uns contre les autres : les européen.ne.s du Nord contre celleux du Sud, les Orientaux.ales contre les Occidentaux.ales, tou.te.s contre les "autres" étranger.e.s. Même au sein de la gauche, une division grossière est apparue entre celleux qui voulaient démanteler l'euro, ou l'UE, et celleux qui s’y opposaient. La stratégie habituelle de "diviser pour mieux régner" a permis à l'euro-oligarchie, responsable de la crise, de se présenter comme sa.son seul.e sauveur.euse et remède.

Le pouvoir oligarchique s'approfondit encore avec l'enrôlement des technologies d'intelligence artificielle basées sur le cloud des entreprises dans le but de privatiser la santé, l'éducation et tous les autres biens communs, au lieu de mettre la technologie au service de la société. Ne manquant jamais une occasion d'exploiter une crise (par exemple une pandémie ou une guerre à la périphérie de l'Europe), notre euro-oligarchie trouve des moyens d'augmenter massivement les dépenses pour ses technologies misanthropiques préférées (de la surveillance à l'armement) tout en imposant simultanément une austérité sévère à la majorité des européen.ne.s et à notre environnement.

Année après année, l'oligarchie triomphante se montre prête à tout changer si c'est ce qu'il faut pour que tout... reste pareil !

Pourquoi DiEM25 ?

DiEM25 a vu le jour lorsque la crise et le déclin de l'Europe sont devenus incontournables :  les banquier.e.s s'unissaient au-delà des frontières pour obtenir toujours plus de renflouements. Les dirigeant.e.s politiques européen.ne.s ont conspiré pour payer ces sauvetages bancaires en imposant l’austérité universelle paneuropéenne. Sans grande surprise, des groupes racistes, et même fascistes, relevaient leurs vilaines têtes. Pour les arrêter, et pour empêcher les puissances européennes de diviser et de régner de manière irréversible sur les peuples d'Europe, nous avons formé le 9 février 2016 DiEM25 - le premier mouvement transnational de l’histoire de l'Europe. Notre idée fondatrice était claire : les financiers, les bureaucrates et les bigots se tendaient la main par-delà les frontières. Le temps était venu pour les progressistes de faire de même.

Notre Manifeste de 2016 rompait radicalement avec le récit paresseux et profondément offensant d'un affrontement entre les allemands et les grecs d'Europe, entre les "fourmis" du Nord et les "sauterelles" du Sud. Il expliquait, au contraire, que l'Europe était en train de se désintégrer (une prédiction que le Brexit a confirmée quelques mois plus tard) parce qu'une alliance toute puissante des sauterelles oligarchiques (du Nord et du Sud) se déchargeait de ses pertes de jeu sur les épaules affaiblies des fourmis laborieuses (du Nord comme du Sud).

Notre Manifeste de 2016 pointait la xénophobie comme le reflet de la guerre de classe déclenchée par l'oligarchie transnationale européenne contre les résident.e.s défavorisé.e.s dans nos pays. Il décrivait comment l'extrême droite et nos dirigeant.e.s, se comportant comme des marionnettes pour l'oligarchie, sont les faces opposées d'une même pièce. Il révélait qu'elles avaient besoin l'une de l'autre, les marionnettes imposant l'austérité produisant le mécontentement populaire servant, à son tour, à nourrir l'extrême droite, tandis que, face à la perspective de les voir gagner, le gouvernement poussait les électeur.ice.s à continuer de voter pour elles.eux.

Notre Manifeste de 2016 a jeté les bases de plusieurs innovations clefs qui ont fait de DiEM25 un mouvement inédit :

Le transnationalisme en action - Chaque politique, même si spécifique à une région ou à un pays, se repose sur le vote paneuropéen de tou.te.s les membres, faisant de DiEM25 un mouvement véritablement unitaire et transnational.

La désobéissance constructive - Nous nous engageons à désobéir à toute directive et politique éthiquement ou politiquement inacceptable, comme par exemple l'austérité, l'extraction et l'utilisation de combustibles fossiles. Cependant nous nous engageons également à présenter des directives, politiques et propositions alternatives qui sont constructives (c'est-à-dire rationnelles et modérées) et qui ont la capacité, même dans le cadre actuel, d'améliorer de manière réaliste la vie du plus grand nombre. Ainsi, le Green New Deal pour l'Europe de DiEM25 a été développé dans cet esprit et grâce à la collaboration d'innombrables européen.ne.s venant de pays différents.

La rage rationnelle - Est-ce que nous nous attendons à ce que l'euro-oligarchie approuve nos propositions constructives, comme notre Green New Deal pour l'Europe ? Bien sûr que non! Alors, pourquoi les proposer ? Parce qu'il est important de montrer aux peuples d'Europe, en particulier à celleux qui souffrent sous le régime actuel, qu'il existe une alternative réaliste à leur souffrance - une alternative à laquelle la plupart de dirigeant.e.s et élu.e.s ferment les yeux. Ce n'est qu'armés de cette alternative réaliste que les cœurs et les esprits du plus grand nombre se rempliront de la rage rationnelle, condition sine qua non à la révolution politique dont l'Europe a besoin.

Transformer, pas réformer - Le réformisme se résume à une forme d'acquiescement ou de changement superficiel et non réel. L'Europe d'aujourd'hui ne peut pas être réformée, mais elle peut être transformée en se heurtant à son oligarchie et en la renversant - afin de construire une démocratie authentique.

La tâche de DiEM25

De nombreux.ses européen.ne.s rejettent l'idée d'une fédération. Ilelles résistent à la mise en commun de la souveraineté. Ilelles craignent qu'il ne soit pas dans leur intérêt de permettre une plus grande "intégration". Tant que le pouvoir reste entre les mains d'une minuscule oligarchie transnationale, ilelles ont raison. Jusqu'à ce jour, celleux qui appellent à "plus d'Europe" ont presque toujours signifié plus de pouvoir centralisé dans l'intérêt de l'euro-oligarchie.

La tâche de DiEM25 est de les convaincre que la solution n'est pas de fermer hermétiquement nos frontières nationales, car cela n'empêchera pas la perte du pouvoir qu’il leur reste.

Le devoir de DiEM25 est de les persuader que la solution doit être de renverser l'euro-oligarchie qui ronge leur souveraineté, leur autonomie et leur liberté de choisir leurs projets et leurs partenaires.

La responsabilité de DiEM25 est de forger l'alliance transnationale à travers l'Europe, et au-delà, qui peut démocratiquement renverser l'oligarchie et construire les institutions d'une démocratie authentique, décentralisée et participative.

La vision de DiEM25

Les partis traditionnels verts et de gauche se contentent de réformer sporadiquement et de manière insignifiante le système actuel. De nombreux partis autrefois radicaux se font une vertu d'éviter de développer des visions politiques audacieuses, préférant se concentrer sur la preuve qu'ils sont de meilleurs gestionnaires du système existant dont ils cherchent à rassurer les propriétaires. DiEM25 n’en a que faire.

Pour démocratiser l'Europe, DiEM25 vise à transformer le régime oligarchique sous lequel les peuples travaillent. Pour le transformer, nous avons besoin de quatre choses : une profonde compréhension du fonctionnement du système actuel. Une vision d'un système économique alternatif par lequel nous voulons le remplacer. Un plan de gouvernance démocratique. Et, enfin, un programme qui appréhende notre transition vers une société post-capitaliste et qui se tient prêt à affronter la résistance prévisible de l’euro-oligarchie au changement.

Notre système actuel - Nous vivons une période de transition d’un capitalisme rentier vers un dangereux techno-féodalisme, une forme de féodalisme technologique.

Notre vision économique - Nous envisageons un système économique entièrement décentralisé fonde sur des entreprises coopératives, horizontalement gérées (basées sur le principe d'une personne, une action, un vote) favorisant : (1) la décroissance dans les secteurs qui nuisent aux humain.e.s, aux autres animaux et à l'environnement (par exemple, la limitation de la pollution, l'agriculture industrielle, l'industrie de la publicité, la production de ciment, le nombre de voitures privées, le complexe militaro-industriel). (2) La croissance des énergies renouvelables, de la santé publique et mentale, des soins sociaux et un accès illimité à l'éducation et la culture. (3) Un revenu de base universel et inconditionnel, un emploi garantie par les banques centrales dès lors démocratisées, dans un monde où le commerce international et les flux monétaires sont gérés de manière à aplanir les déséquilibres (par exemple, les déficit et excédents commerciaux) et, ce faisant, à financer de véritables investissements publics verts et sociaux dans les régions les moins développées de la planète.

Notre vision politique - Nous reconnaissons que les européen.ne.s ont renoncé à leurs politicien.ne.s - et ilelles ont bien raison ! Pour donner du pouvoir aux citoyen.ne.s européen.ne.s, nous envisageons de nouvelles strates de démocratie délibérative (par exemple, des conseils de délibération démocratique composés d'habitant.e.s choisis au hasard) entre les électeur.ice.s et les représentant.e.s élu.e.s (par exemple, au sein du Parlement ou des gouvernements locaux et nationaux). Au niveau paneuropéen, DiEM25 s'engage en faveur d'une série d'assemblées populaires constitutionnelles - sur le même principe que les conseils de délibération démocratique - qui élaboreront ainsi la constitution démocratique d'une République européenne.

Notre vision numérique - Nous envisageons un bien commun numérique dans lequel les personnes sont pleinement propriétaires de leurs données, les plateformes fonctionnant actuellement comme des fiefs numériques seront socialisées, les services commerciaux achetés pour de modestes sommes (mettant ainsi fin aux services "gratuits" qui, actuellement, nous transforment en marchandises au profit de la Big Tech). Aussi, une Déclaration universelle des droits humains interdira la production de toute arme autonome grâce à l'IA, tout en protégeant la dignité et les droits de chaque être humain.

Notre vision culturelle : Nous reconnaissons que la culture, sous toutes ses formes d'expression à travers l'art plastique, la musique, la pensée et le sport, peut être un puissant instrument de changement. Nous considérons la culture comme un moyen nécessairement participatif et inclusif de transformation sociale. mέta : le Centre pour la Civilisation Post Capitaliste est la plateforme artistique et culturelle internationale de DiEM25, en coordination avec MeRA25 et l'Internationale Progressiste. Par l'art et la recherche, l'argumentation et la poésie, mέta s'efforce d'aider la société à rompre avec un présent lugubre pour imaginer un monde nouveau. Avec les idées et la mission de DiEM25 au premier plan, mέta s'engage dans le diagnostic de notre époque actuelle et formule une vision pour un futur post capitaliste par le biais des arts, devenant une plateforme où performances, campagnes de sensibilisation, discussions et conversations prennent place.

Notre programme pour le changement - DiEM25 s'engage à forger de larges alliances avec des mouvements qui partagent notre méthode de désobéissance constructive dans le but de remettre “Demo” dans “Démocratie”.  Nous le ferons dans chaque quartier, lieu de travail, ville et région. Mais, pour changer l'Europe, nous devons aussi changer les gouvernements qui servent les intérêts de l'oligarchie. Là où c'est nécessaire, DiEM25 créera son propre parti politique (MERA25) pour se présenter à des élections clefs. Dans d'autres pays, nous contribuerons à des alliances électorales conformes à ce Manifeste. En ce qui concerne le programme, DiEM25 s'appuiera sur notre agenda politique à moyen terme (le Green New Deal pour l'Europe) ainsi que sur notre vision à plus long terme d'un système démocratique, écologique, féministe, pacifique, opposé à l’exploitation, libre des patron.ne.s capitalistes, des bureaucrates d'Etat dominateur.ice.s et de toute tendance à la colonisation.

Notre appel

Nous appelons les citoyen.ne.s d'Europe et d'ailleurs à nous rejoindre pour qu'ensemble, nous endiguions l'assaut de l'autoritarisme, tant dans ses variantes "libérales" que populistes.

Nous les invitons à reconnaître qu'ensemble, nous pouvons abattre le “tigre de papier” qu'est l'euro-oligarchie, faussement présentée comme invincible d'aujourd'hui.

Nous invitons les personnes qui partagent notre vision à travailler sans relâche jusqu'à ce qu'une vraie Démocratie se propage dans les entreprises, notre système monétaire et de crédit, nos conseils locaux, nos parlements, nos gouvernements et toutes nos institutions culminant dans une Union Européenne transformée.

Nous exhortons le public à voir que ce qui commence comme une simple opposition au socialisme pour les banquier.e.s et à l'austérité pour les autres, produira un monde où notre technologie avancée fonctionne pour nous aider à contrôler nos vies, à diriger nos entreprises sur la base d'un membre, d’une action et d’un vote, à fonder des conseils de démocratie délibérative qui rédigent la législation que nos parlements doivent approuver, et même à évaluer la valeur sociale et écologique des entreprises et autres institutions.

L'appel que nous lançons aux masses exploitées et privées de pouvoir qui sont en permanence à la traîne est le suivant : Unissez-vous pour agir ! Nous n'avons rien d'important à perdre. Mais nous avons un continent à gagner !

Notre engagement

Nous sommes inspirés par la vision d'une Europe sans exploitation qui nourrit la raison, la liberté, la tolérance et l'imagination, rendues possible par une réelle solidarité, une transparence totale et une authentique démocratie. Nous aspirons à :

  1. Une Europe démocratique dans laquelle toute autorité politique émane des peuples souverains d'Europe.

  2. Une Europe post-capitaliste où la démocratie est appliquée, non seulement dans la sphère électorale et politique mais aussi sur tout lieu de travail et dans tous les aspects de la vie.

  3. Une Europe sociale qui chérit non seulement la liberté d'ingérence mais aussi le revenu de base universel, les soins et les biens communs mettant tout un chacun à l'abri du besoin et de l'exploitation.

  4. Une Europe durable qui vit dans les limites des moyens de la planète, en minimisant son impact sur l'environnement par une vie harmonieuse avec tous les êtres vivants, en conservant et en restaurant la biodiversité, en éliminant la pollution et en laissant tous les combustibles fossiles sous la terre.

  5. Une Europe écologique qui mène une transition verte et juste dans le monde entier.

  6. Une Europe internationaliste qui traite les non-européen.ne.s comme des fins en soi et travaille en solidarité active avec les peuples exploités dans le monde entier.

  7. Une Europe unie dont les peuples font preuve d'autant de solidarité entre les nations qu'à l'intérieur de celles-ci.

  8. Une Europe pluraliste de régions, d'ethnies, de nations, de langues, de philosophies et de cultures où l'on peut être à la fois européen.ne et patriote.

  9. Une Europe de la diversité qui célèbre la différence et met fin à toute discrimination fondée sur la classe sociale, l'éducation, le sexe, la couleur de peau, l'âge, l'origine nationale, la philosophie, la foi, le handicap ou l'orientation sexuelle.

  10. Une Europe décentralisée qui utilise le pouvoir central pour maximiser la démocratie dans les villes, les régions et les États.

  11. Une Europe transnationale dans laquelle la représentation politique transcende les frontières nationales.   

  12. Une Europe transparente où toutes les décisions sont prises sous le contrôle des citoyen.nes.

  13. Une Europe souveraine qui met ses technologies nationales au service de la solidarité.

  14. Une Europe honnête qui cherche un avenir radieux sans se cacher de son passé impérialiste.

  15. Une Europe de la culture qui exploite la riche mosaïque culturelle de son peuple et promeut non seulement son inestimable patrimoine culturel, mais aussi le travail des artistes, musicien.ne.s, écrivain.e.s et poète.esse.e. dissident.e.s qui contribuent à une démocratie progressiste.

  16. Une Europe créative et technologiquement souveraine qui libère et protège les pouvoirs d'innovation de l'imagination de ses citoyen.ne.s.

  17. Une Europe pacifique qui désamorce les tensions dans ses régions de l'Est, de la Méditerranée et de la mer Égée, qui met fin à ses projets coloniaux au Moyen-Orient, en Afrique et ailleurs, et qui fait office de rempart contre les sirènes du militarisme et de l'expansionnisme partout dans le monde.

  18. Une Europe ouverte, vivante et attrayante pour les idées, les personnes et l'inspiration du monde entier, reconnaissant les clôtures et les frontières comme des signes de faiblesse et propageant l'insécurité au nom de la sécurité.

  19. Une Europe accueillante qui reconnaît qu’ après des siècles pendant lesquels les européen.ne.s ont colonisé et dominé la politique du reste du monde, il est maintenant nécessaire d'accueillir les migrant.e.s et les réfugié.e.s.

  20. Une Europe libérée où les privilèges, les préjugés, les privations et la menace de violence s'estompent, permettant aux personnes en Europe et au-delà de naître dans des rôles moins stéréotypés, de bénéficier de chances égales de développer leur potentiel et d'être libres de choisir davantage leurs partenaires dans tous les aspects de la vie, du travail et de la société.

Carpe DiEM25

 

www.diem25.org

--

L'approuvez-vous ?

Le vote est clos

S’inscrire Se connecter